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Passavant

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Quelques propos de Philippe Muller, créateur du label Passavant:

Haute-fidélité et audiophilie

Pour définir la culture de Passavant, nous emploierons plus volontiers haute-fidélité qui consiste à reproduire un évènement sonore réel de façon aussi parfaite que possible.

Nous réservons l'audiophilie à  l'écoute de sons et de musiques non naturels, bien que cette définition ne soit pas absolument exacte mais il faut bien s'y retrouver quand tout est mélangé. L'audiophilie n'est donc pas obligatoirement liée à la notion de fidélité.  L'écoute audiophile est purement subjective car elle ne s'appuie pas sur une réalité concrète; l'audiophilie est donc, le plus souvent, une affaire de goût. Chacun a un avis sur la beauté d'un son.

Quand on parle de fidélité, tout est plus simple: soit la reproduction est comparable à l'original, soit elle ne l'est pas. La discussion ne s'éternise pas.

L'audiophilie est née avec la musique pop pour laquelle il n'est pas possible de parler de fidélité à une réalité car les sons passent tous par des haut-parleurs. L'amateur de pop s'est donc inventé un nom: audiophile, pour nous faire comprendre qu'il n'écoute pas n'importe comment.  Dans son cas, il s'agit de reproduire avec le maximum de présence et de crédibilité mais toujours en suivant ses goûts personnels, des sons artificiels obtenus après mixage et manipulations diverses.

Il est assez aisé de reproduire le son d'un disque pop sur scène si l'on dispose d'une bonne chaîne de reproduction. A l'inverse, le mode de propagation des instruments naturels est infiniment plus complexe. Il ne se limite pas à deux points d'émission, gauche et droite, mais sous la forme de fronts d'ondes multiples et complexes. Les  instruments naturels sont donc beaucoup plus riches et difficiles à reproduire mais il faut les connaître pour parler d'eux. Le son naturel existe et on peut toujours se référer à l'original.